samedi 6 février 2010

éloge de la lacheté

demain demain demain
les lâches seront les forts

et l'allégresse trouvera son nid

car les loges lâchent et les lâches logent

là-bas, sous la terre,
où brulent les extérieurs

hier hier hier

l'éloge des lâches n'était pas vu

et les lâches délogent ce que les forts

furent




RM

mardi 2 février 2010

keep cool

because cool is the nice way to be

because nothing can't be without anything

so ... let it be

and let it dance

just stay and ...


wait what is and what had to be



RM (freeman)

dimanche 31 janvier 2010

living room

pour vivre nous devons être
or être ... c'est bien tout le problème de la vie !
donc : hier encore je pensais,
mais rien ne sort jamais de nos têtes
car donc où mais et ... bon,

alors hors ni et tout,
n'a pas de sens
mais revenez,
ligne 3, je répète : Ligne 3

hé bien oui, car ni donc,
cela dis,
pour vivre nous devons paître
or paître ... c'est bien tout l'intérêt de la vie

car c'est paissant qu'or ni car, mais donc :

un living room.

et c'est Tout !






RM (hermétique free-lance)

mardi 26 janvier 2010

J'y suis j'y reste

Bien que tout soit lié et qu'au fond rien n'aie d'importance
J'y suis j'y reste

Et basta

Faut pas rêver, faut pas s'en faire,

et basta

j'y suis j'y reste
Bien que tout soit biais et qu'au fond rien ne soit tordu !



RM

sensiblement

Et sans rien y voir
tout se passe.

le temps coule dans mes veines
Ce temps qui arpente la chair

Et sans rien y voir

tout devient

Rien



RM

samedi 23 janvier 2010

je suis, j'étais

et je serais

car et comment

pour cela qui

et quoi d'autre ?

j'avoue, je me rétracte

et décontracte

j'expie, j'expire,

j'exhale

j'exactement

surement

je suis j'étais je serais







RM

mercredi 20 janvier 2010

souvenir

je pêchais au bord d'un lac,
je ne voyais rien ni personne.

et de cette solitude je faisais feu

et le vent et les arbres me racontaient leurs aventures

Je ne pêchais rien,
je ne voulais qu'y être

et le lac lui-même me disait :
"pourquoi as-tu besoin de cette occupation ?"

Je n'ai su que lui répondre.
J'ai alors pose ma ligne,

je me suis allonge,

et la conversation s'est animée.
Sans la moindre coquille.

Le vent m'a dis :
"je ne sais pas chanter,
mais quand les arbres avec moi discutent,
nos voix s'unissent,
et notre chant se fait vrai"

Ainsi durant un temps
je me trouvais vivant

Ainsi mon coeur avide
s'est emplit de son vide

Ainsi j'ai pu crier
sans en être jugé.





RM

lundi 18 janvier 2010

partir

partir quand le feu aux poudres

pour oublier que l'on tremblait

sans une arme sous la main

mais plein, de nos frayeurs

nous reviendrons toujours

n'ayant rien entendu

ni rien trouve.

Partir

pour savoir qu'on se trompait

et tricher un peu

pleins de nos peurs

tricher encore

partir






RM

dimanche 17 janvier 2010

l'ennui

Createur et salvateur,
enivrant et degoutant

que de temps,
tant,

et l'ennui

puis encore cela
et ceci

une autre galaxie se leve
depuis qu'enfin l'autre s'eveille

et que nos corps emmascules
quittent leurs masques eplores


encore un effort
et l'ennui mort
sera

et l'autre, lui
pourra danser

et perdre ce poid
qu'est sa foi.




RM

mercredi 13 janvier 2010

nothing never happends

Ce serait trop beau

ce serait trop vrai

ce ne serais qu'un voile de plus

qui serait de trop

dimanche 13 décembre 2009

mardi 7 juillet 2009

traduction

point de langage sans adduction
du sens absent des traductions

mais sur des signes absolus
du coin de nos petites rues

pour faire un monde et s'y tromper
à l'aube des temps reculés

Monsieur Martin est adultère
sans s'étoiler et défaire

ni propre à être ni à périr
ne penser que par la dérive
et l'autre banc des directions
de nos infimes traductions


troublera-t-on les atmosphères ?
par nos tribulations perdues
qui se démènent par vertu
à démembrer nos saints hivers


traduire entre autres les antres
du tropisme
et de l'atomisme triomphant

les chants en translations
de l'un à l'autre rubicond

du martinage évertué
et de l'atroce négation



RM

mercredi 1 juillet 2009

attention

c'est la verte saison,
Toutes les fleurs donnent leur parfums intimes
aux hommes de passage

et les fenêtres ouvertes
donnent d'autres vues
sur les canaux

Nos canons, pointés
seront différés

sous nos vies incrédules
d'âme qui capitule

Nous rendons les armes
ô verte saison
nous cédons au charme
de l'apparition

sur nos peaux avides
de ces chauds rayons
pour nos corps lucides
couverts de haillons



RM

lundi 29 juin 2009

cri

haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

mercredi 24 juin 2009

mic mac

mic au matins
mac au soirs

et mic mac moc tibodop

micmicmic licolic mic mac moc

dipocap
mic mac
mic
mac



RM (web-rider)

mardi 23 juin 2009

poussoir

Sous nos trêves

les miroirs entravés de la mémoire
se dessinent en volumes
comme une mer déchainée,
qui fracasse nos navires
impropres à défier les vagues
du voyage intime

soudainement élevées et retombée
sous nos pieds,
aux niveaux des terrains vagues
de la vaste terre

poussées nos vogues,
sur le filin du souvenir
à toujours s'en croire

d'ailleurs.


modifiez les messages
dans les boudoirs


pour ceci en nous-même
qui se trompe volontiers
et se refait les histoires

sous le voile des poussoirs




RM

lundi 22 juin 2009

l'art et la matière

En Art, l'on manipule.
Une Matière

Ne régler que la température
pour le subtil et l'épais
tenir en ses mains

le choix

et voir s'ouvrir
Les boutons


d'autres matières sont à conquérir
dans une dimension


de l'art pour mentir
sans soustraire



et se vider, partir

être ivre d'enfer

Ivre d'art

et de Matière.



RM

dimanche 21 juin 2009

combles

Sous les toits de l'avenir,
En tas,

Nos chimères poussiéreuses

Vite assemblées sur une partie du rien
Devant nos décrépitudes niées

Ha, que de héros mis au rebut
Que de vie embrumées par les mystères
Du vrai et du beau !

Nions encore notre nature,
La nature, l'homme
Et ses trop pleins d'existence

D'autres sacrifices seront accomplis
Sans la moindre volonté de nuire
Ou de créer

D'autres sacrifiés,
Pour ce qu'ils n'ont pas voulu
De leur corps.


Prendre à revers nos inconditions
Revenir, à l'ennemi premier

Et le détruire, l'écraser
Et l'annuler.



RM

vendredi 19 juin 2009

troubles

Facéties de l'espace, vendues au rabais
piétinées comme un champs de bataille
autres hypocrites, autres alcools

et le temps se trouble

comme un matin de blancheurs
Et de virginité aveugles

Q'est-ce à faire, et que dire encore
Se vautrer, pour peu que fleurissent
les odeurs de l'univers

Sombres nuits, où l'on se cache
Contre les arbres fols
Des voies lactées


lumière et fumée
lointaines irruptions

et volontés

et translations



RM

vendredi 12 juin 2009

crac

une face cachée et l'autre traquée
par de somptueux mystères

et toutes deux poussées dans les abîmes de l'être
devant Dieu et contre les murs adossées

les faces du monde s'emplissent de regards

Et tout travaille à la disparition
de l'homme libre

dans nos mondes d'égalités et d'identité
qui se servent parmi l'immensité
du peut de temps qu'ont les autres.

Point ici d'abcès à crever
mais des baudruches lamentables
comme des jeux d'enfants

une face pour l'autre, et une pour le ciel,
pour qu'enfin jaillissent les cerfs-volants de nos cerveaux
et qu'ils fassent en ritournelles ce que nos corps refusent

les pieds sur l'arrête de l'existence,
et le visage aux cieux offert

une face pour la tristesse
et l'autre pour l'univers


RM